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Marché · · 7 min de lecture

Watches and Wonders Genève 2026 : les nouveautés marquantes et leur effet sur la cote

Centenaire de l'Oyster chez Rolex, Monarch chez Tudor, 50 ans du Nautilus chez Patek Philippe, retour du Roadster chez Cartier : ce qu'il fallait retenir du salon d'avril 2026, et ce que ces lancements changent pour les références qu'ils remplacent.

Watches and Wonders est devenu le rendez-vous où se décide l'année horlogère : c'est là que Rolex, Patek Philippe, Cartier ou Tudor dévoilent leurs nouveautés, et c'est là, souvent sans annonce, que des références disparaissent du catalogue. Pour qui achète ou vend sur le marché secondaire, le salon d'avril compte autant que les ventes aux enchères : il fixe pour douze mois ce qui est « actuel » et ce qui devient une référence arrêtée.

L'édition 2026 en bref

L'édition 2026 s'est tenue du 14 au 20 avril à Palexpo, à Genève, avec 66 maisons exposantes selon les comptes rendus publiés pendant le salon. Comme les années précédentes, les premiers jours étaient réservés aux professionnels (détaillants, presse), les derniers ouverts au public sur billet. Deux thèmes dominaient : les anniversaires, avec trois centenaires et cinquantenaires majeurs, et les retours de collections abandonnées.

MaisonFil rouge 2026Nouveauté la plus commentée
Rolex100 ans du boîtier OysterOyster Perpetual anniversaire, nouvelle Yacht-Master II
TudorCentenaire de la marqueMonarch, nouvelle collection
Patek Philippe50 ans du NautilusNautilus 5610/1P en platine, 38 mm
CartierFormes et retoursRoadster, absent du catalogue depuis 2012
Audemars PiguetRetour au salonPremière participation depuis plusieurs années
Hublot20 ans de la Big BangÉditions anniversaire

Rolex : le centenaire de l'Oyster

Rolex a construit sa présentation autour des cent ans du boîtier Oyster, breveté en 1926. Les nouveautés les plus visibles sont des Oyster Perpetual anniversaire : une version 41 mm bicolore (référence 134303) à lunette lisse en or jaune, et une 36 mm au cadran multicolore inspiré du motif Jubilee. Des versions 28 et 34 mm en or massif reçoivent des index en pierre naturelle, une première pour la marque selon la presse spécialisée.

Deux autres annonces intéressent directement le marché secondaire :

  • Le retour de la Yacht-Master II sous de nouvelles références (126680 en acier Oystersteel, 126688 en or jaune), avec un fonctionnement de compte à rebours de régate revu. L'ancienne génération de 44 mm, produite depuis 2007, quitte le catalogue.
  • Une [Daytona](/montres/rolex/daytona) en Rolesium, l'association d'acier et de platine jusque-là réservée à d'autres familles, avec cadran blanc.

Côté retraits, le plus commenté est celui de la GMT-Master II « Pepsi » en acier (126710BLRO), constaté par la disparition de la référence du site de la marque. Nous y revenons en détail dans notre article consacré aux nouveautés Rolex 2026.

Tudor : la Monarch pour le centenaire

Tudor fêtait ses cent ans. La nouveauté phare est la Monarch (référence 2639W1A0U), un boîtier acier de 39 mm, cadran de style « California », calibre manufacture MT5662-2U certifié COSC et METAS. La marque a aussi décliné ses collections existantes : nouvelles Black Bay, dont une Black Bay 54 bleue, des déclinaisons de la Black Bay 58 et de la Royal. Les prix publics annoncés varient selon les marchés ; consultez le site de la marque pour le tarif France.

Patek Philippe : cinquante ans de Nautilus

Patek Philippe a présenté une vingtaine de nouveautés, dont plusieurs pièces anniversaire du Nautilus :

  • la 5610/1P-001, en platine, qui revient au diamètre de 38 mm des années 1980 avec un affichage heures-minutes et le calibre extra-plat 240 à micro-rotor gravé « 50 1976–2026 » ;
  • les 5810/1G-001 (sur bracelet, annoncée à 2 000 exemplaires) et 5810G-001 (1 000 exemplaires), en or gris, 41 mm, heures-minutes ;
  • une pendulette de bureau Nautilus, la 958G-001, limitée à 100 pièces.

Hors Nautilus, la maison a montré une Calatrava à seconde centrale balayante, des complications (répétition minutes, calendrier annuel à phases de lune) et un premier quantième perpétuel dans la ligne Cubitus.

Cartier : le retour du Roadster

Le Roadster, lancé en 2002 et retiré en 2012, revient en deux tailles, en acier, en or ou en bicolore, avec des mouvements automatiques manufacture. Les comptes rendus divergent sur le nombre exact de références ; mieux vaut se fier au catalogue officiel. Cartier a aussi poursuivi son travail sur les formes (Tortue, Baignoire, Crash) et décliné le Santos-Dumont. Pour les collections historiques, voyez nos fiches Santos et Tank.

Ce que le salon change pour la cote

Un lancement agit sur le marché secondaire par trois mécanismes, qu'il faut distinguer avant de conclure.

  1. Le retrait d'une référence très demandée. Lorsqu'une montre déjà vendue avec une prime sur le prix public disparaît du catalogue, l'offre neuve se tarit. Le précédent souvent cité est la Submariner « Hulk » (116610LV), arrêtée en 2020, dont la cote s'est durablement installée au-dessus de celle des Submariner courantes. Une partie du mouvement est toutefois anticipée : les rumeurs circulent avant le salon, et les prix bougent souvent avant l'annonce.
  2. Le remplacement par une version proche. Quand la nouvelle génération ressemble beaucoup à l'ancienne, l'effet est faible ; l'ancienne peut même décoter légèrement si la nouvelle corrige un défaut. Pour la Yacht-Master II, la différence de fonctionnement entre les deux générations sera l'argument des acheteurs, dans un sens ou dans l'autre.
  3. Le retour d'un nom ancien. La réédition d'une collection (Roadster, Yacht-Master II) relance l'intérêt pour les exemplaires d'origine, mais l'effet est rarement durable sur des modèles produits en grand nombre.

Prudence enfin sur les éditions anniversaire : une édition limitée à 1 000 ou 2 000 exemplaires n'est pas rare au sens du marché, surtout quand la demande se concentre la première année. Il faut généralement attendre que l'offre d'occasion se forme pour connaître la vraie cote.

Infos pratiques

  • Prochaine édition : du 5 au 11 avril 2027 à Palexpo, Genève (jours professionnels du lundi au jeudi, week-end public du vendredi au dimanche, selon l'annonce de juin 2026).
  • Billetterie et programme : watchesandwonders.com
  • Préparer sa visite : les nouveautés sont publiées en ligne le jour de l'ouverture ; repérez à l'avance les stands et les références qui vous intéressent.

En résumé

Watches and Wonders 2026 a surtout été un salon d'anniversaires : Oyster, Tudor, Nautilus. Pour le marché secondaire, l'information la plus utile n'est pas sur les stands mais dans ce qui en est absent, les références arrêtées. Si vous détenez l'une d'elles, ou si vous hésitez à vendre avant ou après une annonce, calculez la cote de votre montre : la référence, l'année et l'état suffisent pour obtenir une fourchette fondée sur nos relevés.

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