Montres des pilotes de F1 et des tennismen en 2026 : quelles références, à quel prix
TAG Heuer chronomètre la Formule 1, Richard Mille équipe Ferrari et McLaren, Rolex règne sur Wimbledon : la carte des partenariats horlogers de 2026, les références associées, et lesquelles sont réellement accessibles.
Culture horlogère · · 7 min de lecture
« Quelle montre porte Charles Leclerc ? », « quelle est la montre de Nadal ? » : en sport, la montre au poignet d'un champion est presque toujours celle d'un contrat. C'est une bonne nouvelle pour l'acheteur, car les partenariats sont publics et vérifiables. Voici la carte de 2026 pour la Formule 1 et le tennis, en ne retenant que les associations annoncées par les marques ou les équipes, avec les références que l'on peut effectivement acheter et leur cote.
Formule 1 : TAG Heuer au chronométrage, huit équipes sous contrat
Depuis 2025, TAG Heuer est le chronométreur officiel de la Formule 1, dans le cadre du partenariat signé par le groupe LVMH avec le championnat. La marque est aussi le partenaire horloger d'Oracle Red Bull Racing. En 2026, huit des onze équipes ont un partenaire horloger ; Cadillac, Audi et Haas n'en affichent pas.
| Équipe | Partenaire horloger | Ce que l'on peut acheter |
|---|---|---|
| Red Bull Racing | TAG Heuer | Monaco, Carrera, Formula 1 |
| Ferrari | Richard Mille (depuis 2021) | séries RM, éditions très limitées |
| McLaren | Richard Mille (depuis 2016) | séries RM, éditions très limitées |
| Mercedes-AMG | IWC (depuis 2013) | chronographes Pilot's Watch, éditions équipe |
| Aston Martin | Breitling | Navitimer B01 43 édition équipe, limitée à 1 959 exemplaires |
| Williams | Girard-Perregaux | Laureato éditions Williams |
| Racing Bulls | Tudor | collection Black Bay |
| Alpine | H. Moser & Cie | Streamliner éditions Alpine |
Chez les pilotes, l'association la plus visible reste celle de Charles Leclerc avec Richard Mille : la marque lui a consacré des éditions dédiées, dont une RM 72-01 aux couleurs de Monaco et une RM 67-02 limitée. Ce sont des montres à plusieurs centaines de milliers d'euros, produites en très petites séries et réservées en priorité aux clients de la marque.
Tennis : Rolex, Richard Mille et Hublot
Rolex est le chronométreur officiel de Wimbledon depuis 1978 et compte parmi ses « Testimonees » Roger Federer, Carlos Alcaraz et Jannik Sinner. La marque ne commercialise pas de modèle « Alcaraz » ou « Sinner » : ses ambassadeurs portent des montres du catalogue Oyster, ce qui rend l'association à la fois très visible et sans effet sur une référence en particulier.
Rafael Nadal porte des Richard Mille depuis 2010, y compris en match : la marque a conçu pour lui des montres ultralégères capables de supporter les chocs du jeu, dont la lignée RM 035 « Rafael Nadal ». Novak Djokovic est ambassadeur Hublot, qui a produit des éditions de la Big Bang Unico conçues avec lui.
Grille de cote 2026 : des centaines d'euros aux centaines de milliers
Les fourchettes ci-dessous portent sur les références de série associées à ces partenariats, en bon état et complètes. Les éditions « équipe » ou « joueur » limitées se négocient au cas par cas.
| Sportif / équipe | Référence | Prix public | Cote observée 2026 |
|---|---|---|---|
| Formule 1, TAG Heuer | TAG Heuer Formula 1 (quartz) | environ 1 500 – 2 500 € | 800 – 1 600 € |
| Red Bull Racing, TAG Heuer | Monaco CBL2111 | environ 7 000 € à son lancement | 4 300 – 4 700 € |
| Mercedes-AMG, IWC | chronographes Pilot's Watch | plusieurs milliers d'euros | 4 000 – 6 000 € selon la version |
| Novak Djokovic, Hublot | Big Bang Unico Titanium 42 | environ 20 000 € | 10 000 – 12 500 € |
| Felipe Massa, Richard Mille | RM 011 | arrêtée | 180 000 – 205 000 € |
| Rafael Nadal, Richard Mille | RM 035 et dérivées | sur demande | généralement au-delà de 150 000 € |
Accessible ou non : trois niveaux d'entrée
Moins de 5 000 €. C'est le territoire de TAG Heuer, de Tudor et des chronographes IWC d'occasion. Une Formula 1 quartz ou une Monaco d'occasion permettent de porter la montre « du paddock » pour le prix d'un bon chronographe. La Monaco a en prime une vraie histoire de course, celle de Steve McQueen dans le film Le Mans.
De 10 000 à 30 000 €. Hublot, les éditions Breitling ou Girard-Perregaux des écuries, et les Rolex que portent les tennismen (Datejust, Day-Date, Submariner, Daytona). Ici, la cote dépend beaucoup plus de la référence que du sportif : une Daytona garde sa prime avec ou sans Wimbledon.
Au-delà de 150 000 €. Richard Mille. Les modèles de Leclerc ou de Nadal ne sont pas vendus librement en boutique : l'accès dépend de la relation avec la marque, et l'occasion est souvent le seul canal réaliste. La cote y est élevée et relativement stable sur les références emblématiques.
L'histoire, pas seulement le contrat
La relation entre la course automobile et l'horlogerie est plus ancienne que les contrats d'aujourd'hui. Heuer chronométrait déjà des compétitions au milieu du XXᵉ siècle, et la marque rappelle volontiers que des pilotes comme Juan Manuel Fangio ou Ayrton Senna ont porté ses montres. Rolex, de son côté, a donné à la Daytona le nom du circuit de Floride. Ces références historiques comptent davantage pour la cote que n'importe quel partenariat récent : une Carrera ou une Daytona des années 1960 se vend sur son histoire, pas sur l'écurie du moment.
Le tennis suit une logique comparable. La présence de Rolex à Wimbledon depuis près d'un demi-siècle installe la marque dans l'imaginaire du sport, mais aucune référence n'en tire une prime mesurable. Pour l'acheteur, cela signifie qu'il n'y a pas de « surcoût tennis » à payer.
Ce que le partenariat change à la cote
Les éditions « équipe » limitées sont celles qui déçoivent le plus souvent à la revente. Elles plaisent à des fans dont le nombre est fini, alors que la référence de base intéresse tout le marché. Une édition aux couleurs d'une écurie perd en général plus que la version standard, sauf quand le tirage est vraiment confidentiel et que l'écurie gagne.
À l'inverse, quand un sportif porte durablement une référence de série, l'effet sur la demande est réel mais diffus : il installe la marque, pas une hausse de prix mesurable. Le cas Richard Mille est particulier : la marque produit peu, et ses ambassadeurs sont au cœur de son image. Sur ce segment, la rétention de valeur est forte, mais une édition limitée sans ses documents d'origine perd une part importante de sa prime.
Pour aller plus loin sur ce qui fait tenir une cote, notre article sur la rétention de valeur Rolex, Patek, Audemars compare les marques sur plusieurs années.
Avant d'acheter « la montre d'un champion »
- Vérifiez si la pièce est une édition officielle (numérotée, annoncée par la marque) ou une montre de série simplement portée par le sportif.
- Exigez la boîte, les papiers et, pour une édition, le certificat qui l'accompagne.
- Pour une Richard Mille, faites authentifier la montre par la marque ou un expert indépendant : ce sont parmi les montres les plus contrefaites du marché.
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